- "Les pilules contraceptives féminisent les poissons de rivières" : ces phrases qui sont de la désinformation. 23.12.25
"Les pilules contraceptives féminisent les poissons de rivières"
"Les jeans trop serrés rendent stériles"
"Les chats tuent les oiseaux"
"Les frelons asiatiques déciment les abeilles"
"La lumière dans les villes tue la biodiversité"
"Les voitures exterminent les hérissons"
"Les antibiotiques (médicaments) sont à l’origine de l’antibioresistance"
Je pourrais continuer longtemps comme ça, et je suis certaine que, comme moi, vous avez déjà entendu ces phrases qui sont de la désinformation. Bien évidement que tout à un impact. Même un battement d’ailes de papillon. Mais ce qui doit nous intéresser, c’est la proportion que chaque facteur représente.
Si facteur est au moins 90% du problème et les autres quelques %, il conviendrait de donner un espace proportionnel au poids de chacun. Ça n’est pas ce qui est fait, afin de créer du doute et de l’ignorance, en noyant le poison dans un océan de multifactorialité artificielle puisque si un facteur est très largement majoritaire, on ne doit plus parler de multifactorialité.
C’est ce que l’on appelle l’agnotologie.
Quelques éléments factuels : - la pilule : chaque année sont vendues 1050 tonnes de pilules, dont 99 % sont les excipients et la substance active moins de 1 %, ce qui fait donc environ 10 tonnes de substance. Pour rappel, les pesticides de synthèse qui sont dans l’écrasante majorité des perturbateurs endocriniens, c’est 40 000 tonnes de substance active (+/- 400 000 tonnes de produits), simplement 4000 fois plus,
- les antibiotiques : +87% des pesticides sont toxiques au niveau cellulaire sur des mécanismes communs à toute cellule vivante sur Terre et cela en fait donc des antibiotiques. Chaque année on prescrit aux humains et aux animaux d’élevage et de compagnie environ 1000 tonnes d’antibiotiques dont seulement 3% en moyenne sont du principe actif, soit 30 tonnes. 30 tonnes à mettre au regard d’environ 35 000 tonnes d’antibiotiques sous la forme de pesticides soit 1166 fois plus (sans compter le fait que les pesticides sont bien plus forts que la pilule, croyez-moi, si vous buvez des pesticides vous n’allez pas faire long feu, essayez pour voir),
- les routes c’est moins de 2% de la surface de notre pays... la surface agricole 52%... Et encore une fois, doit-on prouver que des produits créés pour tuer et d’une toxicité extrême font infiniment plus de dégâts que n’importe quoi d’autre et cela inclus bien évidement les voitures, la lumière, le réchauffement, les labours, bref tout ce que vous voulez,
- les jeans et autres foutaises, je n’ai pas la place et j’espère que vous avez compris. Pendant des siècles les hommes portaient des collants sans que cela ne pose le moindre problème, idem avec le reste.
Ce qui tue les insectes ce sont les insecticides (sans blague) !
Ce qui empoisonne tout le vivant et nous avec, ce sont d’abord et avant tout les poisons que sont les pesticides.
Il serait bon de réfléchir.
Aidez-nous sur https://www.chemicalinterests.fr/.
Vos dons sont défiscalisables et la fin de l’année approche !
- Vous vous souvenez des pesticides interdits en Europe qu’on continue d’exporter hors d’Europe ? 26.11.25
L’un d’entre eux, le 1,3-Dichloropropène a été utilisé en France pendant 10 ans après son interdiction.
Le 1,3-Dichloropropène dégrade le système nerveux et sensoriel ou musculaire. C’est un organochloré utilisé principalement en maraîchage et viti. Comme tous les pesticides halogénés (contant du brome, du chlore ou du fluor), c’est un perturbateur endocrinien.
Il a été développé pour tuer des êtres vivants comme les vers, mais il est à large spectre et en réalité toxique pour tout ce qui vit sur Terre, puisque tous les animaux ont exactement la même hormone thyroïdienne qui n’a pas changée d’un pouce en +250 millions d’années.
Ce pesticide a été interdit au niveau européen en 2008. Mais le diable est dans le détail.
Quand on dit qu’il été interdit cela veut dire que l’on retire les autorisations de mise sur le marché à partir de cette date. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne l’utilise plus.
En effet, il y a l’interdiction de mise sur le marché qu’on nomme la date limite de retrait d’AMM, puis l’interdiction du stockage et de la production qu’on appelle le délai de grâce à la distribution ou date limite d’écoulement des stocks à la distribution, et enfin, le délai de grâce d’utilisation ou date limite d’écoulement des stocks à l’utilisation.
Normalement, il ne peut pas y avoir plus de 2 ans entre la date d’interdiction de mise sur le marché et la date limite d’utilisation.
Mais là encore, le diable est dans le détail et il s’écoule parfois plus de trois ans entre l’interdiction et le délai d’utilisation. Ainsi en moyenne, si une substance active est interdite à Bruxelles, elle sera encore utilisée pendant deux ans en France.
Mais ici, ça n’est même pas le délai de grâce le problème !
Il existe encore un autre moyen pour l’État de contourner les textes européens : les dérogations.
En effet, les États peuvent faire des dérogations limitées à 120 jours d’affilée, mais renouvelables autant que bon leur semble. On se demande donc pourquoi on s’embête à vouloir faire interdire à Bruxelles ...
C’est précisément ce qui s’est passé ici avec le 1,3-dichloropropène, le ministère de l’agriculture a immédiatement fait une dérogation chaque année entre 2008 à 2017 sur cette substance, ainsi ce pesticide interdit à Bruxelles a été utilisé 10 ans de plus en France et on en a mis de quoi tuer 36 millions d’humains ou 3114 tonnes de substance active sur cette période.
Hé oui, malheureusement, quand on fait interdire un pesticide, il continue d’être utilisé pendant des années quand ça n’est pas une décennie grâce aux dérogations.
Sachez qu’on peut même faire des dérogations pour des substances qui n’ont jamais eu la moindre autorisation à Bruxelles et donc en France, je vous en parlerai dans un de mes prochains posts.
Aidez-nous sur https://www.chemicalinterests.fr/.
Vos dons sont défiscalisables et la fin de l’année approche !
- Comme les années précédentes, la récolte de betteraves est excellente, malgré le très judicieux maintien de l’interdiction des néonicotinoïdes par le Conseil d’État. 25.11.25
Judicieux maintient puisque les pesticides sont à la racine de l’immense écrasante majorité des problèmes en agriculture (et pas le réchauffement climatique), et donc, de la destruction des agrosystèmes et fatalement de la biodiversité dont nous faisons partie, et donc notre santé.
Quand on sait que la jaunisse est véhiculée par certains pucerons comme Myzus persicae, Aphis fabae, Macrosiphum euphorbiae, Acyrtosiphonpisum, Myzus ascalonicus ou Aulacorthum solani, et que les individus restants de ces espèces de pucerons sont largement résistants aux pesticides puisque les pesticides exterminent tous ceux qui y sont sensibles et ne laissent que les résistants, fabriquant donc par là même les pathogènes.
Vous savez la fameuses antibiorésistance dont on vous accusait : "Les antibiotiques, c’est pas automatique", ici c’est précisément la même chose.
Un engrenage fatal et voué à l’échec, sans compter sur l’extinction de masse provoquée par les pesticides à laquelle nous allons avoir le plus grand mal à survivre.
D’ailleurs, j’ai un scoop pour vous, vous n’avez rien à voir avec cette antibiorésistance puisqu’on met chaque année en France 50 à 100 fois plus d’antibiotiques volontairement et directement dans la nature sous la forme de pesticides, que la somme de ce qui est prescrit aux individus et aux animaux d’élevage et de compagnie.
En 2025 les récoltes sont très bonnes : supérieure à 2024 (+3,5%), le rendement serait supérieur de 7 % à celui de 2024 et de 10 % à la moyenne 2020-2024.
Fatalement, on est en surproduction mondiale très importante de sucre puisque les stocks de sucre sur la planète fin septembre 2026, atteindraient +52,7 % de la consommation mondiale. D’ailleurs on n’est pas prêts de mourir de faim puisqu’on est en surproduction mondiale globale de nourriture de 30 à 40%.
La France est d’ailleurs une très grande puissance agricole et continue d’exporter massivement.
Une surproduction si énorme que les prix sont en berne et baissent fortement. Les Pays-Bas annoncent donc une baisse volontaire de 10 % la production l’an prochain. Et Südzucker, qui demande des baisses volontaires de 15 % en Allemagne et 25 % à ses filiales belges et françaises.
Il est donc grand temps de produire moins, mais mieux, c’est à dire en agriculture BIOLOGIQUE, la seule et unique agriculture ÉCOLOGIQUE et ÉTHIQUE.
Cela fera remonter les cours, tout en diminuant largement les coûts des toxiques intrants, qui viennent dévorer les marges des agriculteurs. Cela sera un donc un triple bénéfice : bénéfice pour les agriculteurs, les consommateurs, et tout le vivant.
Vous ne savez-pas quoi faire pour lutter contre la crise écologique, sanitaire et sociale ?
Aidez-nous sur https://www.chemicalinterests.fr/.
Vos dons sont défiscalisables et la fin de l’année approche !
- Avant de faire de l’agriculture, de la biologie, de l’évolution, de la paléontologie dans la diagonale du vide, j’avais des idées "prêts-à-penser" sur l’agriculture et ce qui serait écologique ou pas. 22.10.25
Ces prêts-à-penser se sont révélés très faux et le résultat d’un lobbying intense. Ils relevaient de la croyance religieuse, puisque je vivais hors-sol, en ville, où il est impossible de faire de l’agriculture de manière écologique, et où je n’avais pas acquis les bases pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes.
Je lisais des rapports écrits par des gens des sciences mortes, eux aussi, en ville (et pas des sciences du vivant, permettant toutes sortes de sophismes), et par des gens de l’agrochimie qui dévoient la pensée, la recherche scientifique et les institutions sanitaires et environnementales.
Et puis, une fois que la réalité et la connaissance se sont imposées à moi, j’ai pu commencer à déconstruire ce narratif toxique.
Comment produire du gras et des protéines en quantités suffisantes ? des engrais écologiques ? Comment entretenir mon terrain pour ne pas que la forêt se referme sur moi ? Comment se fait-il que les paysans aient fait 10000 ans d’élevage et que cette pratique se révèle si catastrophique alors que tout semble s’être dégradé seulement depuis 70 ans ?
J’ai cultivé des lentilles (et des pois chiches), constant la complexité et la difficulté de cette culture. J’ai aussi passé du temps à faire de l’huile de noix (idem vous n’avez pas idée de la quantité de noix et du temps qu’il faut pour obtenir un pauvre litre d’huile).
Je réalisais qu’il est complètement absurde de passer des centaines d’heures pour produire des calories végétales en quantités suffisantes, afin de supplanter la viande alors qu’elle se fait "toute seule", avec de l’herbe, des glands, des châtaignes, qui poussent tous seuls et qui fabriquent en plus le seul engrais indispensable et écologique aux cultures : du fumier.
Après avoir aussi passé des centaines d’heures, en plus du potager, à arracher des ronces, des milliers de jeunes arbres et arbustes chaque année, j’ai compris que les animaux sont aussi des défricheuses naturelles indispensables, là encore, me permettant de faire autre chose pendant ce temps, comme faire mes semences.
Ainsi, seul un agrosystème avec des animaux, autrement dit une agriculture écologique, peut produire en quantités nécessaires (avec moins de travail et des résultats bien meilleurs).
J’ai compris, enfin, qu’une agriculture sans animaux rapporte beaucoup d’argent aux puissants de l’agriculture puisque c’est une agriculture hors-sol, qui repose sur des pesticides et engrais de synthèse, des semences dégénérées brevetées et plein de machinisme agricole, là où l’élevage extensif ne demande ni pesticides, ni semences brevetées, ni machines, en produisant de l’engrais.
L’agrochimie et ses larbins œuvrent contre l’écologie et l’élevage extensif afin que tout soit cultivé, y compris les prairies, pour gagner à maximum d’argent.
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7386669991061790720/
- Octobre Rose fut créé en 1985 aux USA par l’American Cancer Society 18.10.25
Octobre Rose fut créé en 1985 aux USA par l’American Cancer Society, une association privée, qui n’a rien d’officiel, puisque l’organisation officielle américaine du cancer est le National Cancer Institute (NCI).
L’American Cancer Society est d’ailleurs allègrement financée par les firmes comme Bayer qui naviguent en plein conflit d’intérêt (lien en commentaire), qui sont pourtant pour beaucoup à la racine de l’épidémie de cancers contemporaine, et sans aucun doute à la racine d’opérations de marketing comme Octobre Rose afin de détourner l’attention sur soigner, faire passer le dépistage pour de la prévention, prendre des dons au passage (!!?!) et non pas chercher les racines de l’explosion des cancers pour les empêcher.
C’est comme si les banques organisaient des journées caritatives contre l’endettement, et vous demandaient, en plus, de l’argent pour lutter contre ! Sans rire, de qui se moque-t-on exactement ? Et le pire, c’est que ca marche : les gens donnent ! Sauf que là c’est infiniment plus grave que la dette, car on parle de l’avenir de la Vie sur Terre et de la santé globale de l’Humanité pour des millénaires.
Il est d’ailleurs amusant de noter que ces associations fumeuses propagent le narratif de l’agrochimie, c’est à dire : "Il faut plus de recherche", "Donnez-nous des sous", "Faites-vous dépister", "Mangez-bougez", "Ne fumez pas".
Alors que le narratif correct serait "Ne mangez pas de pesticides", "Ne buvez pas de pesticides", "Déménagez loin des pesticides", "Engagez-vous pour faire interdire les pesticides de synthèse".
En France on a aussi l’équivalent fumeux avec la SFC - Société Française du Cancer, très très probablement financée par les firmes, et l’organisation officielle l’Institut national du cancer.
Méfiez-vous et documentez-vous ! N’importe qui peut créer une association au nom fumeux se faisant passer pour une organisation officielle et/ou scientifique : il n’y a aucune restriction et malheureusement ces organisations fumeuses pilotées par les intérêts des agrochimistes sont majoritaires.
Par ailleurs, une association est formidable car on a pas à publier ses comptes et ses financements, on peut souvent défiscaliser les dons, et enfin on passe pour des bienfaiteurs de l’humanité. Un super système !
Je ne suis ni conspirationniste, ni négative, mais ce qui se passe du coté des agrochimistes dépasse les plus mauvais films et les plus mauvaises boucles télégramme ou d’ingérence, et ce, sur les sujets contemporains les plus graves comme la sixième grande extinction de masse.
Quelques autres exemples : La ligue contre le cancer, les perturbateurs endocriniens.fr (France Chimie, le lobby français de la chimie), Agir pour le coeur des femmes et encore plein plein d’autres.
Vérifiez tout : même pour les publications scientifiques, il y a bien longtemps que la case conflits d’intérêts n’est pas dûment complétée.
Pour toujours plus de conflits d’intérêts et lobbying : rdv sur le site de Chemical Interests.
- "C’est la dose qui fait le poison". 1.09.25
Une phrase tirée d’un alchimiste médiéval du XVI ème siècle (Paracelse) qui est totalement obsolète depuis des décennies avec la chimie de synthèse.
Non, ça n’est pas du tout la dose qui fait le poison dans le cadre de la chimie de synthèse et donc des pesticides de synthèse qui représentent 90% de notre exposition aux perturbateurs endocriniens.
La chimie de synthèse du XXème et du XXIème siècle n’a rien à voir avec l’alchimie du XVIème siècle !
Les perturbateurs endocriniens sont toxiques dès la première exposition, à des doses infinitésimales et sont souvent plus toxiques à plus faible dose et de manière chronique, qu’à haute dose de manière aigüe : on dit donc qu’ils ont des effets non-monotones. Autrement dit, des effets extrêmement variables, imprévisibles et dès la première exposition.
C’est d’ailleurs totalement mainstream partout dans le monde et admis par toute personne saine de corps et d’esprit depuis longtemps. En lien ci-dessous 15 300 papiers scientifiques du monde entier qui en parlent.
Il est vraiment très amusant de noter que ces pseudos rationalistes toxiques, qui se prennent pour de grands scientifiques et pourtant amoureux des pesticides et donc de poisons, répètent bêtement la phrase d’un alchimiste médiéval (un truc qui s’apparente à de la magie noire et de l’anthroposophie) !
Aussi, vous pouvez laver vos légumes et vos fruits autant que vous voulez, cela n’y changera rien, car ils sont entièrement empoisonnés, pas que à l’extérieur et qu’il y a des pesticides absolument partout sur Terre, dans ce que vous mangez, et buvez bien sûr, mais aussi dans l’air que vous respirez, dans les océans, des abysses océaniques les plus profondes, aux pôles. Partout.
Sans oublier que les pesticides sont à la racine de la dynamique de la sixième grande extinction de masse dans laquelle nous sommes, dynamique 1000 à 10000 fois plus rapide que les extinctions précédentes, et dois-je le souligner, extinction que nous allons avoir le plus grand mal, pour le dire poliment, à éviter.
La bonne dose pour les pesticides de synthèse, c’est tout simplement ZÉRO.
Tous ensemble obtenons l’interdiction totale et immédiate des pesticides de synthèse.
Rejoignez-nous ici : https://www.chemicalinterests.fr/
Texte publié ici : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7367485051686629376/
et republié dans yonnelautre.fr avec accord de l’auteure
- La France plus vertueuse sur les pesticides que Bruxelles, vraiment ? 25.08.25
On voudrait nous faire penser que la France fait de la surtransposition avec l’acétamipride, mais que dire des substances que l’Anses proroge volontiers alors qu’elles sont interdites au niveau européen ?
C’est le cas du Flufenacet, herbicide extraordinairement toxique perfluoré et donc persistant à l’extrême, qui sera utilisable jusqu’au 10 décembre 2026 en France grâce à l’Anses alors qu’il est interdit en Europe depuis le 15 juin 2025. Cela signifie qu’il sera toujours utilisé pour deux autonomes de plus : 2025 et 2026.
Quand on arrive enfin à faire interdire un pesticide au niveau européen après presque 30 ans d’autorisation, puisqu’il a été mis sur le marché en 1997, celui-ci passe par la fenêtre. Entre 2013 et 2023, on en a mis en France 5 789 198 kilos soit de quoi tuer 75 606 615 humains de 65 kilos.
C’est aussi le cas de la métribuzine interdit par Bruxelles depuis le 31 octobre 2024 mais autorisé en France par l’ANSES jusqu’à fin novembre 2025 (614 718 kilos soit 4 298 731 humains morts), du trutisulfuron interdit par Bruxelles, le 31 octobre 2024, mais autorisé en France jusqu’à début novembre 2025.
Et ça fait des années que ça dure, sur tout plein de substances. Ces délais supplémentaires ne peuvent normalement excéder 18 mois. C’est assez comique quand on sait qu’on connait les dates d’échéance des années à l’avance.
Encore une exception faite pour l’agrochimie, d’ailleurs l’exception semble être la règle dans ce secteur. Un secteur qui s’auto certifie.
Quand je travaillais dans la banque, on ne s’auto certifiait pas et quand une nouvelle règlementation entrait en vigueur, on était généralement prêt des mois, voire des années à l’avance, on ne demandait pas de délai de grâce, de toutes façons ça n’existe pas dans la régulation bancaire.
Quand on sait que les banques sont largement plus régulées que des gens qui vendent des produits toxiques créés pour tuer, il y a vraiment de quoi s’interroger et de quoi être consterné !
On occupe tout le monde avec certains sujets, mais les plus graves ne sont que très rarement évoqués et seulement par des courageux kamikazes que l’on taxe d’alarmistes et de conspirationnistes. Dans quelques temps quand l’extinction et l’empoisonnement nous empêcheront de sortir de chez nous en plus de nous affamer, on dira : "Ah bah ils avaient raison...".
La soi-disant surtransposition française me rappelle le discours sur les importations qui seraient un scandale alors que la France exporte largement plus qu’elle n’importe...
La DGCCRF note que les produits avec le plus de pesticides sont les fraises et cerises françaises : les autres pays devaient interdire l’importation de produits français, soyons cohérents et arrêtons nous aussi d’empoisonner massivement les autres.
La France est l’un des pires consommateurs de pesticides au monde, car, ne l’oubliez jamais, les pesticides sont un "privilège" de riches, payés par vos impôts.
Rejoignez-nous ici : https://www.chemicalinterests.fr/
Texte publié ici : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7365332206317101057/
et republié dans yonnelautre.fr avec accord de l’auteure
- Pesticides, les femmes en première ligne ! Histoire d’un empoisonnement 11.03.25
Chez les humains, les femmes ont été les premières et sont beaucoup plus touchées par les pesticides en raison de leur biologie et de facteurs socioculturels. Les pesticides sont donc particulièrement un sujet de femmes.
Les pesticides sont des armes de guerres chimiques qui ont ensuite été utilisées en agriculture afin de trouver des débouchés au complexe militaro-industriel hérité de la seconde guerre mondiale. Ils sont donc extrêmement toxiques puisqu’ils ont été créés et pensés pour tuer. Leurs modes d’actions sont à la fois cellulaires, puisqu’ils dégradent les éléments et les mécanismes élémentaires des cellules (mitochondries, acides aminés, acides nucléiques, membranes), et, en cela, ils sont toxiques pour toute cellule vivante sur Terre, y compris les bactéries, ce qui en fait aussi des antibiotiques. Ils dégradent l’ensemble du système nerveux et musculaire, mais aussi les métabolismes glucidique, lipidique et stérolique. Enfin, ils dégradent l’ensemble du système hormonal et immunitaire et leur régulation, et en cela, ils sont des perturbateurs endocriniens. Les pesticides sont d’ailleurs l’exposition majeure aux perturbateurs endocriniens puisque l’on mange tous les jours, trois fois par jour, tout au long de notre vie, et en réalité, dès notre vie intra-utérine.
https://yonnelautre.fr/spip.php?article18992
https://www.linkedin.com/pulse/pesticides-les-femmes-en-premi%C3%A8re-ligne-h%C3%A9l%C3%A8ne-grosbois-f9ede/
https://fr.tipeee.com/raccourcis-intellectuels